09
OCT

Les GAFAM ne connaissent pas la crise.

À l'inverse de millions d'entreprises qui luttent pour leur survie en pleine crise du COVID-19, les géants de la tech ont été épargnés par l'impact de la pandémie. C'est l'une des conclusions que l'on peut tirer des résultats par Google/Alphabet, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.

Comme le montre ce graphique de Statista, la capitalisation boursière des GAFAM dépasse désormais 6 800 milliards de dollars (en date du 7 octobre 2020). En comparaison, avec une valeur actuelle située autour de 1 500 milliards d'euros, les quarante sociétés du CAC 40 cumulées ne dépassent même pas la barre des 2 000 milliards.

Alors que le succès d’Amazon pendant la pandémie semble logique, étant donné que de nombreuses personnes sont passées aux achats en ligne pendant le confinement, l'immunité relative contre la crise démontrée par Apple, Google et Facebook surprend davantage. Après tout, ces deux derniers dépendent fortement des dépenses publicitaires, qui ont sensiblement baissé au cours des derniers mois tandis qu' Apple vend des biens de consommation à prix relativement élevé, une activité qui ne semble pas adaptée aux périodes de chômage de masse et d'incertitude économique.

Leur valeur marchande se base, entre autres, sur leur pouvoir de marché. Un pouvoir de plus en plus critiqué, même aux États-Unis.

La commission de la Chambre des représentants du Congrès américain a rédigé, en octobre 2020, un rapport pour le moins accablant sur les géants du numérique américain, soupçonnés de se livrer à des pratiques anticoncurrentielles.

Les élus estiment que l'heure est grave et qu'il est désormais temps de prendre les mesures nécessaires pour contrôler la progression folle des GAFA. Et cette fois, il n'est plus question d'amendes ou de surveillance. Il s'agit désormais de toucher à la structure même des plateformes.

Un potentiel démantèlement des GAFA est-il possible ?